L’implication dans la communauté

L’ONEA offre une ambulance aux sapeurs-pompiers du Burkina

Une ambulance neuve entièrement équipée, c’est le don fait par l’Office national de l’eau et de l’assainissement (ONEA) à la Brigade nationale des sapeurs-pompiers (BNSP) du Burkina Faso le jeudi 7 mai 2015 à Ouagadougou.

Cinquième du genre, ce don de l’ONEA est une initiative des femmes de la nationale de l’eau qui s’est concrétisée par la première édition en mars 2010 à l’occasion de la commémoration de la journée internationale de la femme.

Cette activité, selon la présidente de l’Association des femmes de l’ONEA (AFO), Eugénie Nonguierma, est avant tout, « un acte d’amour et de solidarité à l’endroit des personnes vulnérables ».

Le marketing social, c’est également un acte de soutien à l’endroit de certaines structures publiques telles que les hôpitaux, les centres médicaux, en vue de contribuer à l’amélioration de leurs conditions de travail.

Cette année donc, ce sont aux soldats du feu que cette édition a été dédiée, ceci avec l’appui financier et l’accompagnement de l’office.

Article écrit par Abel Azonhande dans Fasozine du 09 mai 2015

Les nouveaux tarifs de l’eau

Renforcer les systèmes d’approvisionnement en eau potable et assainissement

A l’image des  études tarifaires précédentes qui se font tous les cinq (05) ans (1990, 1995, 2001 et 2007) et dans la perspective de la mise en œuvre du programme de renforcement des systèmes d’approvisionnement en eau potable et assainissement dans son périmètre de gestion, l’Office National de l’Eau et de l’Assainissement a réalisé une nouvelle étude tarifaire pour la période 2014-2018 en adéquation avec les importants investissements à réaliser pour y parvenir.

Les orientations principales de cette politique sont entre autres :

–          faire payer le coût du service par les usagers,

–          privilégier la logique sociale de l’eau,

–          faciliter l’accès à l’eau potable et à l’assainissement de la population,

–          assurer l’équilibre financier de l’ONEA et le pérenniser.

L’étude, qui a abouti à la formulation de cette politique, a été réalisée par le bureau français de consultants ARTELIA.

Dans le cadre du processus d’élaboration de cette nouvelle politique tarifaire, un atelier de restitution du rapport final de l’étude à été organisé le 18 décembre 2013 à l’hôtel Palm Beach à Ouagadougou avec toutes les parties prenantes (autorités de tutelle, partenaires techniques et financiers, ligue des consommateurs).
Cet atelier a permis d’harmoniser les points de vue sur les principales conclusions de l’étude et de proposer au gouvernement le scénario de structure tarifaire jugée optimale qui prenne en compte l’accès à l’eau des ménages les plus démunies et qui préservent l’équilibre financier de l’ONEA.

Après l’atelier de validation, le rapport relatif à la politique tarifaire 2014-2018 a été adopté lors du Conseil des Ministres en sa séance du 12 mars 2014.

La substance de cette politique tarifaire se résume ainsi pour le tarif de l’eau :

–          maintien du plafond et du tarif de la tranche sociale à 8 m3 et 188 FCFA/ m3 ;

–          maintien du tarif de vente aux bornes-fontaines à 188 FCFA/ m3 ;

–          maintien du tarif de la redevance fixe mensuelle à 1000 FCFA ;

–          augmentation du tarif de la deuxième tranche (9 à 15 m3/mois) de 430 FCFA/ m3 à 445 FCFA/m3 en 2014 (soit une hausse de 15 FCFA) ;

–          baisse du plafond de la troisième tranche, de 30m3 à 25m3/mois avec une augmentation du tarif de 509 FCFA/m3 à 535 FCFA/m3 en 2014 (soit une hausse de 26 FCFA) ;

–          augmentation du tarif de la quatrième tranche et du tarif appliqué aux professionnels et à l’administration de 1040 FCFA/ m3 à 1070 FCFA/ m3 en 2014 (soit une hausse de 30 FCFA).

Ces nouveaux tarifs s’appliquent sur les consommations d’eau du mois de juillet 2014 c’est-à-dire sur les factures que recevront les clients à partir de septembre 2014.

 

L’ONEA, une entreprise citoyenne

Le secteur de l’eau et l’assainissement constitue un enjeu majeur tant au niveau local, national que mondial. C’est une priorité dans les politiques gouvernementales, dans l’intervention des partenaires techniques et financiers et un élément clé des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD). Il s’agit bien d’un domaine sensible et un besoin essentiel de base pour les populations. C’est pourquoi, l’ONEA s’est résolument engagé à faire de l’accès à l’eau potable et à l’assainissement une réalité quotidienne pour toutes les couches sociales. La réactivité de l’entreprise doit être en adéquation avec le contexte socioéconomique actuel ; d’où son rôle d’entreprise citoyenne qui se traduit par plusieurs politiques et activités sociales dans l’amélioration de l’accès à l’eau potable et à l’assainissement. L’entreprise entend donc jouer pleinement son rôle sociétal : participer, par ses actions et réalisations, à la lutte contre la pauvreté et à un développement durable.

Les campagnes de branchements sociaux

Le défi majeur que l’ONEA doit relever aujourd’hui est d’améliorer au fur et à mesure le niveau de satisfaction de la demande, d’accroître le nombre de ses abonnés et le volume d’eau distribué. Dans le cadre de la recherche de moyens efficaces d’intervention, l’ONEA a organisé avec l’appui de la Banque mondiale, du 10 au 12 novembre 2004, un atelier international sur « La problématique de l’accès à l’eau potable des populations pauvres des centres urbains ». L’Office travaille pour que l’accès des populations à un service adéquat et fiable d’alimentation en eau potable soit une réalité pour tous. Cela explique l’initiation de branchements promotionnels à des prix sociaux pour favoriser l’accès des plus démunis aux services d’eau potable. Ainsi, de nombreuses campagnes de branchements sociaux, étudiés tant sur le coût, les conditions que les facilités de paiement, ont été initiées par l’entreprise principalement dans la ville de Ouagadougou.

D’abord, l’opération 7 000 branchements promotionnels en 2005 qui fut la phase pilote. Cette première opération, qui était la conséquence directe de l’arrivée de l’eau du Projet Ziga, concernait quelques quartiers de la ville de Ouagadougou et baissait le coût du branchement et d’abonnement de 130 000 FCFA à 100 000 FCFA. L’expérience des 7 000 branchements a servi au lancement de la campagne des 50 000 nouveaux branchements sociaux à 50 000 FCFA le branchement. La première phase du projet Ziga a été bouclée par une nouvelle campagne de branchements sociaux à 30 500 FCFA le branchement. Toutes ces campagnes promotionnelles ont permis à l’entreprise d’améliorer sensiblement l’accès des populations, surtout de la capitale, à l’eau potable augmentant le nombre d’abonnés et de bornes-fontaines.

Une politique d’assainissement en plein essor

Le taux d’accès à l’assainissement était de 14 % en 2005 et l’ONEA travaille à porter ce taux à 57 % en 2015 sur l’ensemble de son périmètre d’intervention. L’entreprise compte fournir un accès adéquat à l’assainissement à 2,1 millions de personnes. L’atteinte de tels résultats, dans un contexte marqué par la pauvreté de nos populations, nécessite un appui aux ménages pour l’acquisition d’ouvrages d’assainissement.

Ainsi, sur le plan de l’assainissement autonome, grâce à l’appui de nos Partenaires techniques et financier, une subvention en nature, constituée au minimum de dalles (pour les puisards et latrines VIP), de claustras pour cheminée de ventilation (pour les latrines VIP neuves et les réhabilitations) et un ensemble cuvette et siphon (pour les latrines TMC), est accordée aux ménages ayant entrepris la construction d’ouvrages avec l’appui des services de l’ONEA. En outre, des maçons formés sont proposés pour la construction des ouvrages avec l’encadrement de techniciens chargés du contrôle de la qualité des travaux.

Sur le plan de l’assainissement collectif, les eaux usées ménagères, hospitalières et industrielles sont collectées et évacuées à travers un réseau d’égouts vers une station d’épuration où elles sont traitées avant d’être rejetées dans la nature ou admises dans un périmètre agricole aménagé en aval où elles sont utilisées par irrigation pour la production maraîchère.

Politique tarifaire étudiée : subventions croisées et péréquation

Au terme de la politique tarifaire 2002-2005, l’ONEA a engagé une étude pour la période 2008-2012, avec l’appui financier de la Banque Mondiale.

La structure de cette nouvelle politique tarifaire tient compte de la mise en œuvre du volet urbain du Programme National d’Approvisionnement en Eau Potable et d’Assainissement (PN-AEPA) dont l’ONEA est responsable.

Les nouveaux tarifs sont étudiés pour que les gros consommateurs subventionnent l’accès à l’eau potable des petits consommateurs (mécanisme appelé subvention croisée) et que les grands centres financent et soutiennent les petits centres déficitaires (mécanisme appelé péréquation).

Cette nouvelle politique tarifaire a pris en considération les conclusions des négociations avec les partenaires sociaux et porte de 6 à 8 m3 la tranche du tarif social. Elle prend également en compte les investissements réalisés par l’ONEA et les grands chantiers engagés pour résoudre durablement les problèmes d’approvisionnement en eau potable des populations des zones urbaines.

La substance de cette politique tarifaire se résume ainsi pour le tarif de l’eau :

  • augmentation de la tranche sociale qui passe de 6 m3 à 8 m3 avec maintien du tarif actuel de 188 FCFA le mètre cube
  • introduction d’une seconde tranche de 9 m3 à 15 m3 dont le tarif est de 430 FCFA le mètre cube;
  • introduction d’une troisième tranche de 16 m3 à 30 m3 à un tarif supérieur au coût moyen de l’eau soit 509 FCFA le mètre cube
  • maintien du tarif ménage à 1040 FCFA le mètre cube pour les consommations supérieures à 30 m3
  • maintien du tarif société actuel de 1040 FCFA le mètre cube pour éviter de renchérir les coûts des facteurs de production de nos industries.

Ces tarifs s’appliquent à partir des consommations du mois de juillet 2008 c’est-à-dire sur les factures reçues par les clients en septembre 2008.

Pour le tarif de l’assainissement :

  • maintien des redevances d’assainissement autonome à leur niveau actuel de 21 FCFA/m3 pour les abonnés non raccordés au réseau collectif et 10 FCFA pour les bornes-fontaines;
  • création d’une redevance spécifique pour les abonnés raccordés au réseau d’égout: 60 FCFA HT/m3 pour les abonnés domestiques, 90 FCFA HT/m3 pour les abonnées industrielles dont les rejets sont conformes à la norme.

Impacts des activités de l’ONEA sur les populations

Dans la réalisation de ses missions, l’ONEA contribue à améliorer l’accès des ménages à l’eau potable et à un système adéquat d’assainissement en milieu urbain à travers :

  • l’amélioration de l’accès des ménages à faibles revenus à l’eau potable;
  • l’amélioration de l’accès des ménages à faibles revenus aux latrines améliorées;
  • l’amélioration de l’accès des ménages aux ouvrages individuels d’évacuation des eaux uséeset excréta ;
  • L’équipement des principaux lieux publics en latrines (approche communautaire).

Ces différentes interventions de l’ONEA contribuent, entre autres, à :

  • l’accroissement sensible des taux d’accès à l’eau potable
  • l’amélioration de l’environnement et du cadre de vie
  • l’amélioration de l’hygiène et de la santé des populations
  • la lutte contre les maladies hydriques
  • la création d’emploi et d’activités génératrices de revenus
  • la création de nouveaux métiers notamment des artisans dans l’assainissement autonome
  • l’assurance d’un développement durable des villes.

Œuvres sociales

Au-delà de la fourniture des services d’eau et d’assainissement, à travers les politiques de branchements sociaux et des prix étudiés, l’ONEA vient en aide aux associations et individus dans leurs activités diverses. Un budget annuel est alloué aux œuvres sociales. La priorité est accordée aux associations, institutions et organisations d’intérêt général, intervenant dans les secteurs de l’eau, de l’assainissement, de l’environnement, de l’humanitaire (hôpitaux, centres d’accueils, etc.). L’entreprise mène également des activités de parrainage dans le secteur de l’éducation et de la formation. C’est dire qu’elle entend se positionner comme une référence pour un développement durable de nos sociétés. C’est pourquoi elle participe activement aux initiatives gouvernementales et autres causes nationales (urne de la solidarité, événements d’envergure, etc.).

Le CEMEAU pour l’émergence d’un secteur privé et associatif compétent et dynamique

Le secteur privé a été identifié comme l’un des acteurs clés du développement durable en constituant une alternative certaine avec le désengagement progressif de l’Etat de certains secteurs.

Aussi, la mise en œuvre réussi du PN-AEPA dépend t-elle en grande partie de l’émergence d’un secteur privé compétent. Alors qu’il faut reconnaître aujourd’hui la faiblesse du secteur privé qui ne s’est pas bien structuré aussi bien dans le domaine de la création des ouvrages hydrauliques que dans leur maintenance et leur gestion. Il faudra donc redynamiser ledit secteur, renforcer ses capacités et le faire émerger.

Au regard de tous ces grands enjeux pour la mise en œuvre du PN-AEPA, quelle peut être la contribution de l’ONEA ? C’est sans doute aider à l’émergence d’un secteur privé et associatif compétent et dynamique.

Cette vision conduit l’entreprise dans un processus de transformation de son Centre de Formation Professionnelle (CFP), dont l’objectif premier est de contribuer à l’amélioration des prestations de l’ONEA, en un Centre des Métiers de l’Eau (CEMEAU). La diversité des services proposés et le développement des relations avec les opérateurs privés et les mouvements associatifs des usagers de l’eau qui va en découler, exigent une structure de plus grande envergure, s’extériorisant vers tous les autres acteurs du secteur, pour devenir le carrefour de leurs interventions. Au regard de l’analyse menée sur les enjeux et les potentialités de l’ONEA, le CEMAU peut constituer un véritable levier.