Contrôle et suivi de la qualité de l’eau

L’eau potable est le produit alimentaire le plus contrôlé. Pour être livrée à votre robinet, elle doit respecter des normes sanitaires très strictes édictées par l’Etat et conformes aux recommandations de l’OMS. Cela impose à l’ONEA un contrôle strict de la qualité de l’eau qu’il distribue. En plus du contrôle interne et quotidien effectué par l’ONEA, des contrôles sanitaires officiels de l’eau sont effectués par le ministère de la Santé à travers le Laboratoire National de Santé Publique (LNSP). N’hésitez pas une seconde à contacter le laboratoire de l’ONEA lorsque vous constatez une anomalie quelconque (couleur, odeur, etc.).

L’eau de robinet fournie par l’ONEA à sa clientèle est traitée avec toute la rigueur professionnelle et scientifique requise. Il contient du chlore résiduel pour assurer la protection sanitaire du consommateur de la station à son domicile. Buvez l’eau de l’ONEA en toute sureté.

Les normes de qualité de l’eau potable

Pour l’essentiel, les normes OMS en vigueur sont :

–          pH (Potentiel Hydrogène = acidité ou basicité) : 6,5 – 8,5

–          Turbidité (l’état de clarté de l’eau) : ≤ 5 NTU (Unité de Turbidité Néphélométrique) : c’est un paramètre organoleptique c’est-à-dire qui affecte les organes sensoriels. Ici c’est la vue.

–          Le chlore résiduel : 0,5 – 5,0 mg/l. Sa présence est la seule preuve que l’eau ne contient pas de germes pathogènes capables d’affecter la santé humaine. A des concentrations ≥ 2 mg/l, le goût peut être affecté mais cela reste sans danger pour le consommateur.

Les contrôles faits pour une eau de qualité

Les contrôles effectués portent sur :

–          les paramètres physico-chimiques (pH, les sels minéraux, turbidité, la conductivité, le chlore libre résiduel…),

–          les métaux lourds (Arsenic, Plomb, Mercure …),

–          les pesticides organochlorés (persistants dans la nature et réputés cancérigènes),

–          les hydrocarbures,

–          les paramètres microbiologiques (Coliformes totaux et Escherichia coli, indicateurs de contaminations fécales et responsables de maladies d’origine hydrique telles que les diarrhées).

Le dispositif de contrôle et d’analyse

Le dispositif de contrôle et d’analyse dépend de l’origine de l’eau brute, du nombre de personnes à alimenter et de la quantité d’eau produite.

Ouagadougou : 20 points de prélèvement différents par jour  (eau brute, sortie station et bornes fontaines) ; du dimanche au lundi.

Paramètres analysés : pH, turbidité, conductivité, température, chlore libre résiduel, coliformes totaux, E. Coli.

Bobo-Dioulasso : 07 points de prélèvement différents (eau brute, sortie station et bornes fontaines) par jour ; du dimanche au lundi.

Paramètres analysés : pH, turbidité, conductivité, température, chlore libre résiduel, coliformes totaux, E. Coli.

Les centres secondaires : 3 points de prélèvement différents par jour (eau brute, sortie station et BF), Paramètres analysés : pH, turbidité, chlore libre résiduel.

Sur les stations à eau de surface, ces paramètres sont analysés toutes les deux heures afin d’éviter des perturbations et améliorer notre réactivité.

 

Pour préserver la qualité de l’eau, évitons certains mauvais comportements qui concourent à la pollution de l’eau potable :

  • Avant de remplir le récipient de puisage, si celui-ci n’est pas bien nettoyé l’eau peut être polluée.
  • Quand le récipient de puisage n’est pas couvert, la poussière et les mains qui plongent dans l’eau le long du trajet peuvent entraîner une contamination de l’eau.
  • La non séparation de l’eau de boisson de celle réservée à d’autres usages implique la manipulation fréquente d’une grande quantité d’eau ; ce qui ne facilite pas l’entretien du récipient de stockage (lavage régulier, couverture…). L’utilisation fréquente de l’eau (pour la boisson et pour les autres usages) l’expose à plus de pratiques malsaines pouvant polluer l’eau.
  • Le stockage à l’extérieur de la maison expose l’eau aux intempéries de la nature.
  • L’absence d’un récipient de service à proximité du récipient de stockage oblige les personnes à utiliser n’importe quel récipient à portée de main dont l’état de propreté peut contaminer l’eau.
  • Même si le récipient de service est toujours à proximité, s’il n’est pas régulièrement nettoyé, il peut être source de pollution de toute l’eau.
  • Certaines pratiques lors du service de l’eau de boisson (mains plongées dans l’eau, remise du reste de l’eau dans le récipient de stockage…) sont nuisibles.